OMS – Améliorer l’accès aux soins palliatifs

OMS – Améliorer l’accès aux soins palliatifs

Soins palliatifs Aide-mémoire N°402 16 août 2017 Principaux points Les soins palliatifs améliorent la qualité de vie des patients et de leur famille confrontés aux problèmes associés à des maladies potentiellement mortelles, qu’ils soient d’ordre physique, psychosocial ou spirituel. On estime que, chaque année, 40 millions de personnes ont besoin de soins palliatifs et que 78% d’entre elles vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. À l’échelle mondiale, environ 14% seulement des personnes ayant besoin de soins palliatifs en bénéficient actuellement. Des réglementations trop restrictives pour la morphine et d’autres médicaments essentiels sous contrôle empêchent l’accès à un soulagement suffisant de la douleur et aux soins palliatifs. Le manque de formation et les connaissances insuffisantes des soins palliatifs chez les professionnels de santé sont un obstacle majeur à l’amélioration de l’accès à ces soins. À l’échelle mondiale, les besoins de soins palliatifs continueront d’augmenter, à cause du fardeau croissant des maladies non transmissibles et du vieillissement des populations. L’instauration précoce des soins palliatifs réduit le nombre d’hospitalisations superflues et le recours aux services de santé. Les soins palliatifs sont une approche pour améliorer la qualité de vie des patients (adultes et enfants) et de leur famille, confrontés aux problèmes liés à des maladies potentiellement mortelles. Ils préviennent et soulagent les souffrances grâce à la reconnaissance précoce, l’évaluation correcte

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Le manifeste de la SFAP

Le manifeste de la SFAP

Le manifeste de la SFAP « Soulager et accompagner Oui. Donner la Mort Non ». Merci d’en prendre connaissance, éventuellement de le signer et de le diffuser largement. MANIFESTE Soulager et accompagner OUI Donner la mort NON «Quand on me présente quelque chose comme un progrès, je me demande avant tout s’il rend plus humain ou moins humain», George Orwell Signer le manifeste Inlassablement les projets et propositions de loi, les tribunes et les pétitions viennent et reviennent encore réclamer la légalisation du droit à mourir. Inlassablement nous sommes sollicités, interrogés, auditionnés pour donner notre avis et exposer nos arguments. Nous soignants et bénévoles de la Société Française d’Accompagnement de Soins Palliatifs (SFAP) fédérons 10 000 soignants et 6 000 bénévoles, en contact quotidien avec des milliers de personnes en fin de vie et leurs proches, sommes opposés à une telle législation : Elle viendrait à rebours de la révolution palliative en cours et des progrès sans cesse enregistrés dans le soulagement et l’accompagnement des personnes en fin de vie depuis 30 ans. D’expérience très peu de patients nous disent souhaiter mourir et bien moins encore nous le redisent lorsqu’ils sont soulagés et accompagnés. Une « liberté de mourir » qui serait motivée par une souffrance non soulagée ne serait pas un choix libre. Alors même que les recommandations pour la mise en

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Les Proches

Les Proches

Les proches d’une personne atteinte d’une maladie grave et de surcroît en fin de vie sont d’une importance majeure sur le plan de l’accompagnement notamment sur un plan psychologique. Il s’agit d’une dénomination générique qui s’adresse à celles et ceux avec qui un patient a établi un lien particulier de nature familiale, sentimentale ou affective. La multiplicité des termes pour caractériser les proches — aidant naturel, aidant informel, accompagnant, proche entourage, personne de confiance — témoigne de la difficulté à le définir et de la complexité à lui attribuer une place et un rôle. Il exerce une fonction de soutien non négligeable auprès du malade à qui il apporte une aide dans les actes de la vie quotidienne, mais aussi sur le plan psychologique. Sa présence, le plus souvent, apaisante pour la personne malade, affaiblie, le qualifie comme un acteur incontournable de l’accompagnement. Sa prise en compte, si elle complexifie la relation soignants-soigné dans une triangulation soignants-malade-proches, se révèle néanmoins nécessaire pour le patient dans sa dimension sociale. Cependant, se définir comme proche d’une personne atteinte d’une grave affection génère sur un plan émotionnel des conséquences indéniables. La révélation du diagnostic provoque fréquemment des questionnements, des angoisses et des souffrances pour le patient comme pour son entourage immédiat. Ces derniers se trouvent alors confrontés à vivre par ricochet les aléas

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Le deuil

Le deuil

Le mot « deuil » dérive de « dolere » qui signifie souffrir. Il désigne la douleur ou l’affliction que l’on éprouve lors de la mort d’un proche. « Faire son deuil » n’est autre qu’une expression prononcée comme une invitation sociétale à « passer à autre chose » et qui en dit long sur le double tabou que représentent aujourd’hui la mort et le chagrin. Or, ce processus est long et complexe, mais essentiel pour se tourner de nouveau vers la vie. La souffrance causée par la disparition d’un être aimé se résout habituellement en passant par trois périodes : la détresse inaugurale, la dépression et l’adaptation. L’évolution se fait parfois de façon discontinue et ce processus peut se compliquer avec la prolongation exagérée de certaines phases notamment la phase dépressive. Elles se trouvent émaillées par des manifestations psychosomatiques, voire de tendances suicidaires. Dans « Deuil et mélancolie », Sigmund Freud présente l’atténuation progressive de la douleur due à la perte d’un être cher comme l’aboutissement d’un long processus intérieur qui peut être plus ou moins long et douloureux suivant les individus. Ainsi, selon lui, après le choc de la perte et les diverses émotions qui s’ensuivent (toutes marquées par le manque d’intérêt pour le monde extérieur et par la perte de la capacité d’aimer et d’agir), le psychisme de l’endeuillé finit par se trouver comme à la croisée des chemins.

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Le bénévolat d’accompagnement en soins palliatifs

Le bénévolat d’accompagnement en soins palliatifs

Les soins palliatifs sont des soins actifs délivrés dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale. L’objectif des soins palliatifs est de soulager les douleurs physiques et les autres symptômes, mais aussi de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle. Cette démarche nécessite une approche interdisciplinaire, dans laquelle le bénévolat d’accompagnement prend toute sa place. Le rôle du bénévole d’accompagnement Etre bénévole d’accompagnement est un engagement dans la durée. C’est une décision qui mérite réflexion… Son rôle consiste à être prêt à consacrer gratuitement de son temps à des personnes gravement malades et/ou en fin de vie, de tous âges et de toutes conditions sociales ainsi qu’à leurs proches. Avec l’accord de la personne malade ou de ses proches et dans le respect des soins médicaux et paramédicaux, le bénévole peut proposer une présence et une écoute, respectueuses de l’intimité et de la confidentialité de la personne, de sa famille et de ses proches. Le bénévole d’accompagnement intervient à domicile, en institution ou en maison des soins palliatifs, en collaboration avec les proches, les professionnels et les autres partenaires, dans un esprit d’équipe et dans la reconnaissance du rôle de chacun. C’est un accompagnement relationnel basé spécifiquement sur la présence et l’écoute. Le bénévole d’accompagnement n’est ni un professionnel de santé, ni

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