Pâture de vent

Résumé

Tout est vanité et pâture de vent, dit l’Ecclésiaste. Rien de nouveau sous le soleil, toujours la même histoire, la même rengaine, le même drame qui se joue. Toujours la stupeur de vivre, la mort, l’amour, la toute-puissance du désir, la fulgurance de l’instant, l’immanence des présences, la joie et le désarroi, la grandeur et les faiblesses du cœur humain, la folle sarabande des terreurs enfantines, la présence des fantômes, la détresse et l’espoir, la rage et la fureur toujours tenaces malgré l’écoulement irrépressible du temps.
Pâture de vent est une célébration, un chant d’amour halluciné, une sorte de danse macabre fiévreuse et envoûtante ponctuée d’éclats lumineux et de moments de grâce. On y croisera les figures du grand-père, de la mère, du petit frère mort-né, d’un ancêtre rital exilé devenu président, et bien d’autres encore. On y entendra aussi, nécessairement, la voix des morts, faisant chœur avec celle des vivants, pour tenter modestement de rendre justice à l’intensité des événements et, peut-être, d’attester de frêles épiphanies.

Auteur (e) (s) (es)

Christophe Manon

A propos de (s) auteur (e) (s) (es)

Christophe Manon a publié Extrêmes et lumineux aux éditions Verdier en 2015, Prix Révélation de la Société des gens de lettres.

La critique du Monde des Livres par Avril Ventura 

Récit. A jamais petit frère

On retrouve, dans la nouvelle fiction de Christophe Manon, les mêmes motifs que dans Extrêmes et lumineux (Verdier, 2015) : les souvenirs de terreurs enfantines, la toute-puissance du désir charnel, la confrontation avec la mort, le travail de mémoire et la fascination pour notre « insignifiante et sublime espèce ». Mais si son livre précédent s’attardait davantage sur les pérégrinations d’Eros, c’est ­Thanatos qui est ici sur le devant de la scène, notamment à travers le souvenir d’un petit frère mort-néL’écriture, chez Christophe Manon, est un outil de protestation et de lutte contre l’oubli. D’une prose fiévreuse et hallucinée, Pâture de vent explore la relation intime que nous entretenons avec nos disparus, les traces vivaces qu’ils impriment sur nos existences. Entre pulsion de vie et pulsion de mort, l’horreur et la grâce de notre humaine condition, l’œuvre de l’auteur progresse à flux tendu et nous dit quelque chose de la posture de l’écrivain : écrire, c’est ­traduire le silence des voix qui se sont tues. A.V.

Date de parution

VERDIER ÉDITIONS PARU LE : 03/01/2019

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