Fév 23, 2018
État dans lequel le malade lutte contre la mort. L’agonie n’a lieu que dans les maladies où la vie s’éteint par degrés. L’agonie des adultes est ordinairement pénible et douloureuse. L’agonie est caractérisée par une altération profonde de la physionomie, l’aphonie, la sécheresse ou la lividité de la langue, des lèvres, le râle, la petitesse et l’intermittence du pouls, le froid des extrémités qui s’étend graduellement au tronc. En savoir plus… La phase agonique est celle qui précède le décès. La mort devient inéluctable à très court terme et peut survenir dans les heures qui viennent. Elle se prolonge rarement au-delà de quelques jours en l’absence d’acharnement thérapeutique. Il existe une défaillance générale de tous les organes ne permettant pas le maintien des fonctions vitales. La conscience est fortement ou totalement altérée et la communication devient difficile ou impossible. Il peut exister une stagnation des sécrétions bronchiques au niveau du pharynx entrainant la survenue de râles agoniques. La respiration devient bruyante et peut donner la fausse impression que le patient a du mal à respirer. En fait, c’est surtout pour l’entourage que cet encombrement est impressionnant et parfois difficile à supporter. Il existe des traitements — comme la scopolamine — qui permettent de réduire ces bruits inquiétants. Ils sont efficaces dans deux cas sur trois. L’agonie d’un proche est
Fév 23, 2018
L’acharnement thérapeutique ou obstination déraisonnable consiste en la poursuite des traitements actifs alors que, en l’état des connaissances actuelles de la médecine, ils apparaissent inutiles ou encore que leur bénéfice, en matière de confort ou de qualité de vie, s’avère disproportionné par rapport aux risques, aux désagréments, à la douleur ou à la souffrance morale qu’ils génèrent. En savoir plus… La crainte de subir un acharnement thérapeutique de la part des médecins est largement répandue dans l’opinion. Elle justifie une certaine forme de méfiance à leur égard. La loi du 22 avril 2005 rend obligatoire l’arrêt des traitements considérés comme déraisonnables. Cela est précisé et renforcé par la loi du 2 février 2016 qui indique désormais que les actes de prévention, d’investigation, de traitement et de soins ne doivent pas être mis en œuvre ou poursuivis lorsqu’ils résultent d’une obstination déraisonnable, c’est-à-dire lorsqu’ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou lorsqu’ils n’ont d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie ; ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris, conformément à la volonté du patient et, si ce dernier est hors d’état d’exprimer sa volonté, à l’issue d’une procédure collégiale. Les trois éléments qui peuvent constituer le caractère déraisonnable sont donc l’inutilité, la disproportion et le seul maintien artificiel de la vie. Lorsque des traitements considérés comme de l’obstination déraisonnable sont